Être Mumbaikar

Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 14:08
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LA THEORIE

Le très coloré festival de Holi est célébré le jour de Phalgun Purnima qui cette année tombe le 1 mars. Les origines de ce festival sont très anciennes et dateraient d’avant la naissance du Christ selon certains historiens. Holi célèbre le triomphe du bien sur le mal mais anciennement c’était un rite pratiqué par les femmes mariées pour apporter du bonheur et du bien-être à leur famille.

Petit topo sur le déroulement des festivités…

 

Préparation 

Plusieurs jours avant le festival, les gens commencent à rassembler du bois pour allumer le feu appelé Holika aux carrefours principaux de la ville.

 

La célébration de Holika Dahan

La veille de Holi, la célébration de Holika Dahan a lieu. L’effigie de Holika, la démoniaque sœur du Roi Hiranyakashyap, est placée dans le feu et brûlée. A cela, une raison : Holika essaya de tuer le fils du Roi Hiranyakashyap, Prahlad, un fervant dévoué du Seigneur Naarayana. Ce rituel symbolise la victoire du bien sur le mal et le triomphe d’un vrai dévoué.

 

Le jeu des couleurs

Le jour d’après est bien sur le jour le plus important du festival de Holi. Ce jour est appelé Dhuleti et c’est ce jour là que se passe le jeu des couleurs. Le but est de s’amuser tout simplement et de souhaiter à tout le monde un « Happy Holi ».

Les gens prennent donc un grand plaisir à s’asperger d’eau colorée à l’aide de seaux. Chanter et danser fait aussi partie de la tradition.

 

Il y a plusieurs significations à cette fête. Tout d’abord c’est la réunion de plusieurs légendes religieuses sur Radha et Krishna, Lord Shiva et Kaamadeva… et tout un tas de dieux. C’est aussi une fête qui a son importance culturelle : elle rassure les indiens sur le pouvoir de la vérité et du triomphe du bien sur le mal. Cela renforce l’idée qu’il faut être dévoué envers les dieux, bien se tenir et être toujours honnête et combattre le mal. De plus en cette saison, les champs sont en plein épanouissement et les agriculteurs prient pour que la récolte soit bonne. Holi leur donne donc une bonne raison de se réjouir. Mais il y a aussi une signification sociale puisque tout le monde (hindous on non) se rassemble pour faire la fête. Dans la rue, il n’y a plus de distinction entre les riches et les pauvres. Il ne reste qu’un esprit de bonhomie et de fraternité.

 

Plus d’infos : www.holifestival.org
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Par djoul - Publié dans : Être Mumbaikar
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 14:42
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Le 4 février nous avons fait notre première soirée « à l’indienne » ! Il aura fallu 7 mois de réflexion, de recherches et d’idées pour qu’enfin, nous osions !

 

Pour ces dames, plusieurs possibilités :

Le très connu et très traditionnel sari qui n’est rien d’autre qu’un tissu de 5 à 6 mètres qu’il faut tant bien que mal enrouler autour de soi sans avoir l’air d’un sac. Très loin d’être une mince affaire il aura fallu 1 heure pour habiller Cerise et Mathilde et faire en sorte que ça tienne… plus ou moins.

Sous le sari, on porte normalement un jupon et une blouse (comprenez un corset) à ne pas mettre à l’envers sinon ça déborde et on commence à émettre des doutes quant à l’innocence des millions d’indiennes qui portent le sari, jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’on l’a mis à l’envers… enfin bref.

P1030070copie Il n’est pas interdit de tricher en mettant un élastique et des dizaines d’épingles à nourrice ou du scotch ou tout ce que vous pouvez trouver. Le but est de faire un premier tour et de rentrer le tout dans le jupon puis faire un autre tour et une dizaine de plis pour le devant et encore un tour pour finir par jeter le reste du tissu sur l’épaule et … Tadaaaa !! C’est moche ! Alors on recommence jusqu’à prendre le coup de main encore et encore.

Une fois que vous avez à peu près réussi, il faut apprendre à se déplacer avec grâce et de manière assurée et solennelle, sans marcher sur les pans du sari car cela vous amènerait à recommencer toute l’opération sachant que les épingles auraient déchiré une partie du tissu et que vous seriez probablement tombée sur le Bum Bum (comprenez le popotin)

Définitivement pas un truc à entreprendre seule. Mais comme vous pouvez le voir, le résultat est sensas ! Pour la « montée dans le taxi » nous attendrons quelques semaines d’entrainement.

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Sinon beaucoup plus simple, très rapide et très confortable : le salwar kameez !

Composé d’une kurta longue (genre de tunique) et d’un churidar, sorte de legging  resserré aux pieds avec quelques bourrelets de tissus, le tout accompagné d’une dupatta, châle à mettre sur les épaules en laissant pendre les deux extrémités dans le dos. Très confortable, on se croirait dans un pyjama.

Pour les accessoires : le bindi. A mettre entre les deux yeux, il protège du mauvais œil et on peut l’acheter tout prêt autocollant ou le faire soi même avec de la poudre rouge (traditionnellement).

Et bien sûr des tonnes de bijoux, de préférence dorés et à gogo s’il vous plait.

Pour le maquillage : un bon trait de khôl.

 



Pour ces messieurs :

Une kurta longue et un churidar, porté avec ou sans châle, avec ou sans turban. Pour les plus courageux, il y a le lungi typiquement du sud de l’inde, qui est une sorte de couche en tissu ou un paréo masculin si vous préférez. 

Vous l’aurez compris, chez les femmes on cache tout sauf les jolies poignées d’amour et chez les messieurs… on croise les jambes quand on s’assied ! Bah oui c’est pas chic !
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Par djoul - Publié dans : Être Mumbaikar
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 13:46

Parce que l'indien ne marche pas,
Parce que marcher est synonyme d'exercice physique,
Parce que lorsque l'indien veut aller marcher dans un parc, il prend sa voiture avec chauffeur...

                                                                                        On ne comprend pas que j'aille faire mes courses... à pieds !

Au supermarché
Par djoul - Publié dans : Être Mumbaikar
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 18:29

P1020997bisLe marathon de Bombay c’était le 17 janvier. Et forcément c’était un dimanche. Alors qui d’autre que Mathilde et moi-même aurait pu se lever et aller en pyjama faire le supporter pas bien réveillé ? Réponse: personne. A part tous les indiens présents sur les lieux, plus équipés et impatients que jamais ! Bouteilles d’eau, chaises en plastique, banderoles, cris d’encouragement… on se serait cru à la fête de quartier de Trouville. J’ai rien contre Trouville.

Vous pouvez imaginer les deux demoiselles en pyjamas complètement perdues dans cette organisation à l’indienne… Ils arrivent de quel côté ? Le semi et le marathon passent en même temps ? Au même endroit ? Bref on a rien compris mais on a vu arriver à petite foulée une sorte de peloton de plusieurs kilomètres. Pas de bol pour eux c’était la première montée du parcours. Les plus courageux ont continué à courir, mais les autres se sont mis à marcher. Je me disais bien aussi !


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Au bout de quelques minutes (dans l’autre sens) on a finalement vu arriver les vrais sportifs de ce marathon : les Kenyans ! Un vrai peloton. A peine le temps de sortir l’appareil photo que « fiou », ils étaient déjà tous passés. Et puis pas de petite foulée pour eux. Non non non. Un bon 20 km/h !! Un vrai sprint dans la descente !

Quelques blancs dans le tas, plutôt bien placés d’ailleurs, et notre français que nous avons encouragé à coup de « Vive la France ! ». Le chauvinisme à 7h30 du matin manque d’imagination.

Un chapeau particulier au monsieur qui portait le T-shirt : «  I was born in 1935 and I run the marathon !». Je peux pas en dire autant…

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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 09:42

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Le weekend dernier, nous avons fêté nos 6 mois à Goa. 6 mois d’expatriation c’est : des découvertes en tout genre, des rencontres incongrues, de nouvelles amitiés, des crises, des fous rires et beaucoup d’étonnement et de surprises…

Bref tellement de choses déjà qui nous ont bien changés et qui font partie intégrante de notre personnalité désormais.  Alors je me suis dis qu’une petite rétrospection sur ces 6 mois en Inde s’imposait.

 

Ça me dégoute ou ça m’énerve…

… quand je vois quelqu’un jeter des déchets par-dessus bord ou par la fenêtre du train.

… quand les hommes se remettent les bijoux en place dans la rue en me regardant !

… quand le chauffeur de taxi rote et crache son bétel sur le goudron et qu’après cela il essaye de nous arnaquer comme si nous étions des bons pigeons de touristes. Comme dit toujours Cerise « We are not tourist ! We are Mumbaikars ! »

 

Ça me rend dingue…

… quand un pigeon rentre dans le salon et que je suis obligée de m’enfuir comme une dératée pour m’enfermer dans les toilettes et réfléchir à une solution pour faire sortir la bestiole de chez moi.

… quand je commande du « beef », d’avoir du « buffalo » dans mon assiette.

… quand tous mes vêtements sont rose parce qu’Anju ne fait pas la différence entre le blanc et les couleurs.

 

Ça ne me fait plus rien…

… de voir des cafards se balader dans la cuisine.

… de devoir s’arrêter sur la route pour laisser passer une vache.

… de voir les gens cracher par terre.

… quand la prof arrive une heure en retard. Les élèves aussi.

… quand l’horloger rentre chez nous pour remonter l’horrible horloge du salon et repart comme si de rien n’était, sans même nous voir.

… quand on grille 4 feux rouges et qu’on manque d’avoir un accident toutes les minutes.

 

Ça me fait rire…

… quand les élèves supplient la prof d’arrêter son cours à midi moins cinq en criant : « pleeaase maaaaaaaam pleeeeeaaaaaaaase!! »

… au cinéma de devoir me lever pour l’hymne national comme si j’étais membre d’une secte.

… toujours au cinéma quand les gens crient d’effroi, rigolent, sifflent, répondent au téléphone, se lèvent, mangent et papotent encore et encore…

… d’être la seule à courir dans le parc pendant que tous les indiens marchent.

… quand je dis que je suis étudiante à Bombay et que les gens me demandent si les études sont trop chères en France.

… quand le pharmacien nous fait coucou en nous voyant sur le trottoir d’en face.

 

Ça me donne envie de rester plus longtemps…

… d’être le 11 décembre, qu’il fasse 30°C et que je sois en jupe et en tongs.

… quand je mange au Soam des trucs indescriptiblement délicieux pour 2€ (entrées, plats, desserts, boissons).

… quand on va boire un verre dans un hôtel chic et qu’on ne se fait pas refouler à l’entrée.

… quand je mange des éclairs au café et des macarons aussi bon qu’en France dans la toute nouvelle boulangerie en bas de chez moi qui porte le doux nom de « Toujours ».

… de ne pas avoir pu parler en hindi au gros gardien moustachu et souriant en bas de l’immeuble qui nous dit tous les jours « hello ».

… de ne pas avoir vu Calcutta, le Darjeeling, Benarès, le Kérala, Pondichéry…

… car Bombay est devenue un peu « chez moi ».


PS : on est bien d’accord que je ne parle pas dans cet article des innombrables heures pendant lesquelles ma famille et mes amis me manquaient et que j’avais envie d’une bavette à la béarnaise, de manger des sushis et des yaourts natures !

 

Par djoul - Publié dans : Être Mumbaikar
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En deux mots...

  • : Welcome to India
  • : A seulement quelques heures du départ j'annonce l'ouverture officielle de ce blog, interface essentiel entre les amis, la famille, les expats, les fans de djoul et votre petite bichonette en quête d'aventure à l'autre bout du monde !! Vous vivrez en direct les péripéties d'une expat en vadrouille... Alors Welcome to India !!!
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